Immobilier: la trêve hivernale a commencé

Comme c’est le cas chaque année, la trêve hivernale des expulsions a été entamée mardi 1er novembre. Une période de cinq mois qui terminera le 31 mars durant laquelle les propriétaires ne pourront avoir recours à une expulsion locative de leur bien immobilier. Cinq mois qui font du bien à ceux menacés d’expulsion, mais qui ne font pas plaisir aux propriétaires impactés.

 

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Des chiffres en hausse selon la Fondation Abbé Pierre

 
Les locataires dans des situations financières très délicates et les propriétaires qui leur louent leur bien immobilier ne voient pas à l’amorce de l’hiver l’arrivée du 1er novembre du même œil. Car c’est ce jour précis que débute tous les ans la trêve hivernale des expulsions qui dure cinq mois. Pendant cette période, tous les « commandements de quitter les lieux » sont bloqués sauf cas particuliers, soit un répit salvateur pour ces locataires en sursis. Selon la Fondation Abbé Pierre, 67 406 ménages ont suite à une décision de justice reçu un tel « commandement » l’an dernier. Et si certains s’en vont d’eux-même de leur logement entre le début d’avril et la fin d’octobre, d’autres ne sont délogés qu’avec l’intervention de la police, 14363 cas en 2015 selon la Fondation, soit une hausse de 24%.

 
Pour certains, cette trêve doit disparaitre au plus vite

 
Si cette trêve hivernale est vue par une majorité de Français comme un juste répit pour les personnes les plus en difficultés, certains ne sont pas de cet avis, comme c’est le cas pour Jean Perrin, le président de l’Union nationale des propriétaires, qui estime qu’une suppression totale de la trêve est une mesure à prendre en urgence. Les arguments qu’il met en avant sont les suivants: « les expulsés d’hiver » pourraient rechercher un nouveau logement plus tôt dans l’année et auraient plus de facilité à en trouver un qu’en été qui est une période compliquée, et les propriétaires seraient moins exigeants car protégés par une expulsion devenue possible toute l’année, ce qui faciliterait la tâche de tout le monde. Mais selon Jean Perrin, d’autres mesures doivent accompagner la suppression de la trêve hivernale, comme le soutien à la construction de nouveaux logements, la transformation de bureaux en logements, et que le parc immobilier public profite enfin à celles et ceux qui en ont réellement besoin.

Régis