Les professionnels dénoncent des aberrations dans l’encadrement des loyers parisiens.

Un calcul des loyers de référence par quartier à Paris a été fait dans le cadre de la loi ALUR, pour stopper les abus, et réguler les tarifs de location immobilière. Cependant, ce calcul est assez opaque et contient des incohérences, selon les professionnels de la gestion locative.

L’encadrement des loyers, entré en vigueur le 1er août 2015, semble pour l’instant avoir un impact positif sur le coût des loyers de la capitale, même s’il est encore un peu tôt pour juger de son effet. Cependant, les professionnels ont analysé les « loyers de référence » des différents quartiers parisiens, et ont mesuré leur impact théorique.

Ainsi, Plurience ou encore Clameur dénoncent : Sur leur portefeuille de 20000 logements locatifs, à peu près 25% des logements verront leur montant locatif revu à la baisse d’environ 10%, une diminution des prix concernant essentiellement les petites surfaces.
A contrario, toujours sur ces 20000 logements locatifs, environ 4% des logements sont loués sous ce loyer de référence et vont devoir augmenter leur tarif de location au niveau plancher, représentant pour eux une augmentation de loyer de 12% en moyenne. On peut se retrouver aujourd’hui avec d’étranges aberrations, comme le fait qu’un T4 puisse avoir un prix au m² supérieur à celui du T1.

D’autre part, un loyer de référence a été fixé pour le quartier Clignancourt, au nord de Paris, et est le même que le quartier très huppé de Montmartre ainsi que pour Barbès, voisin du quartier défavorisé de la Goutte-d’Or. Ce qui bénéficie clairement aux locataires de Montmartre qui pourront voir le montant de leur loyer baisser.

Les modalités de se calcul paraissent donc bien curieuses, et n’ont d’ailleurs pas été communiquées.

Fanny